Cinglés du Ventoux : 4 conseils pour aller au bout de votre triple ascension du Mont Ventoux.

Faire partie des « Cinglés du Ventoux » signifie avoir réalisé l’ascension et la descente à vélo du Géant de Provence par ses trois routes goudronnées dans la même journée (minuit à minuit). Voici 4 conseils à appliquer pour aller au bout de ces 137 km et 4400 d+ !

Réfléchir à l’ordre des ascensions : connaître les caractéristiques et les profils altimétriques des 3 montées.

Avant de vous attaquer au Géant de Provence, établissez un plan de bataille et soyez stratégique. Penchez vous en amont sur les profils altimétriques des trois ascensions afin d’en connaître toutes les caractéristiques. Quel côté présente les plus forts pourcentages ? Lequel est le plus long ? Le moins exigeant ? Le plus à l’ombre ? Connaître les trois montées c’est anticiper et ne pas se faire surprendre par la pente et par la longueur de l’ascension. Ne partez pas la fleur au fusil et repérez auparavant la montée par Bédoin, par Malaucène et par Sault. L’idéal, pour envisager sereinement vos « Cinglés du Ventoux », reste de réaliser une double ascension au moins une fois les semaines qui précèdent votre défi (et évidemment d’arriver avec une excellente condition physique et une expérience sérieuse sur le vélo !).

Afin d’anticiper une fatigue importante, nous vous conseillons de terminer par la montée partant de Sault. C’est, parmi les trois, celle qui présente le plus faible dénivelé positif (1150 d+ pour environ 26 km). Elle reste donc la moins exigeante en termes de pourcentages de pente. De plus, vous bénéficerez d’un peu d’ombre dans la portion de forêt menant au Chalet Reynard.. ce ne sera pas du luxe. La montée la plus dure étant, pour beaucoup, celle de Bédoin (22 km et 1600 d+), il est peut être judicieux de la placer en premier. Cela peut néanmoins se discuter puisque les plus forts pourcentages sont par Malaucène (21 km et 1500 d+). Alors… commencer par la mythique montée de Bédoin ou par la face nord sauvage depuis Malaucène… cela pourrait bien dépendre de l’horaire à laquelle vous souhaitez commencer votre défi !

Partir (très) tôt le matin et admirer le soleil se lever lors de la première ascension.

La saison choisie et les températures annoncées le jour de votre triple ascension vont être des paramètres déterminants dans votre horaire de départ. Il peut faire extrêmement chaud dans le Vaucluse l’été, les pentes du Géant de Provence deviendront alors une fournaise qu’il vous sera difficile de supporter. Un effort physique de ce genre mêlé à de très fortes chaleurs n’est clairement pas recommandé. Evitez donc les heures les plus chaudes.

Un départ de nuit au petit matin semble alors être judicieux pour ne pas terminer votre triple ascension trop tard dans la journée. Vous vous sentirez privilégié et vous profiterez des routes encore calmes dépeuplées des nombreux cyclistes, motards et automobilistes. Avez-vous déjà roulé de nuit ? Vos sens seront décuplés, vous aurez les yeux rivés sur le faisceau du phare de votre vélo et ne verrez pas la pente qui vous attend quelques centaines de mètres plus loin. Rouler de nuit est une aventure unique à vivre, une expérience à part entière. Vous profiterez alors du lever du soleil au sommet du Mont Ventoux et votre réveil matinal sera bien vite oublié lorsque vous contemplerez le paysage aux premières lueurs du jour.

Afin de rouler en sécurité et de profiter au maximum de cette aventure nocturne, pensez à porter un gilet jaune de sécurité, un phare avant et un phare clignotant à l’arrière. C’est l’équipement minimum qui vous garantira de voir et surtout d’être bien visible des automobilistes.

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Rechercher la météo idéale et ne pas hésiter à repousser la date de son défi.

Ce conseil s’applique principalement à ceux qui resteront plusieurs jours autour du Mont Ventoux. Pour les autres qui ont un planning serré et qui ont bloqué LA date sur le calendrier pour réaliser ce défi, il faudra néanmoins accepter de reporter en cas de mauvaises conditions météorologiques (extrême chaleur, vent fort…). Le Géant de Provence ne bougera pas de si tôt et il faut savoir raison garder… la nature est toujours la plus forte.

Evitez de partir si la météo est mauvaise ou si les prévisions prévoient une grosse dégradation. Dites vous toujours que ce sera « pire en haut ». Le gradient thermique entre Bédoin, Malaucène, Sault et le sommet du Ventoux est souvent très important et il n’est pas rare de retrouver à 1900 m d’altitude des conditions de hautes montagnes. Le fort vent est peut être l’élément qui caractérise le plus le Mont Ventoux et les rafales balayant ses pentes pourront vous obliger à mettre pied à terre. In fine, c’est votre sécurité qui sera en jeu si vous décidez de tenter l’ascension coûte que coûte par de trop mauvaises conditions. La station météo installée à son sommet indique les valeurs de températures réelles et ressenties ainsi que la vitesse du vent en temps réel : pensez à la consulter avant de prendre le départ. Vous pourriez bien être surpris par la différence entre la plaine et son sommet !

Prévoir son ravitaillement solide (et liquide) pour éviter la fringale (et la déshydratation).

Grimper le Géant de Provence est long et exigeant. Pour aller au bout des Cinglés du Ventoux en prenant le maximum de plaisir il vous faudra prévoir et organiser votre ravitaillement solide pour disposer de suffisamement de carburant durant cet effort. (Inutile de mentionner que vous devrez vous hydrater en conséquence tout au long de vos 3 ascensions…)

Le plus confortable dans ce genre d’aventure est de disposer de l’assistance d’un proche. Cela vous évitera de devoir porter sur vous toutes vos barres à manger durant les trois ascensions. Si vous partez en solitaire, estimez bien vos temps d’ascension, vous anticiperez alors vos besoins en glucides et ne partirez pas trop surchargés. Vous pourrez éventuellement porter un petit sac à dos afin d’avoir des réserves et de ne pas remplir complètement vos poches arrières du maillot. L’option de refaire le plein à chaque début d’ascension est également envisageable. Prévoyez dans ce cas de quoi vous alimenter durant la première montée puis arrêtez vous dans chaque ville pour acheter le ravito pour la suite de votre aventure. Vous allez obligatoirement repasser par Bédoin, Malaucène ou Sault pour valider les trois ascensions, n’hésitez donc pas à prendre un peu de monnaie !

Le conseil ultime reste de partir avec une bonne connaissance de soi et de ce type d’effort ! L’aventure est belle et le Mont Ventoux, si vous l’abordez avec humilité et respect, saura vous remercier.

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